Histoire des lampe SOLR, F.Solere Paris

Exclusivité autrefois-la-lumiere.com
Auteur : Alix Jaltier

Les lampes SolR ont été crées par
Fernand Solère en 1952 au 29 rue fontaine au roi à Paris 11eme .
De son nom complet Fernand-Simon (Antoine) Solère, est dépositaire de 37 brevets où il invente ou perfectionne un grand nombre de machines, outils comptable, divers instrument de dessin, de 1927 à 1979 (en 52 ans) . En parallèle des luminaires, il sera notamment un acteur majeur dans la conception d’appareil lié à la consommation du tabac.
SolR ou Solere Paris compte une gamme de luminaire complète disposant d’un abat-jour ovoïde et son grand déport permettant l’éclairage d’une large zone de travail. Leurs dessins en font des luminaires qui ne laisse pas indifférent, que l’on reconnait au premier coup d’œil.
Les lampes SOLR sont en aluminium anodisé gris-vert et métal chromé, toujours estampillées de son nom sur chaque élément, souvent équipées de tamiseur « Solrsol » en résine bleu.
Les lampes SolR ont sans cesse évoluées, ce qui rend la tache de datation particulièrement difficile.
Je tente de reconstituer l’histoire de cette marque ci-dessous :

Extrait du premier brevet concernant une rotule qui sera utilisé
 pour les lampes Solr, au nom de Fernand-Simon Solère.
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Les lampes Création Solr Paris de 1951 à 1965

Invention perfectionné de rotule
 de la première lampe Solr


C’est en 1951 que Fernand Solere demande son premier brevet  pour son invention d’une rotule fixe sur chape oscillante et tournante, a équilibrage et freinage réglable pour luminaire de bureau. Pourtant cette invention déjà « proposé » à un luminaire ne sera jamais produite.
C’est l’année suivante, en 1952, qu’il perfectionne et adapte son invention de chape oscillante sur différent type de lampe. La commercialisation est lancé, c’est la première fois où apparaît la marque SolR sous forme de blason : « Création SolR Paris » inscrit sur une face de la chape et la mention « Brevet F.Solere » sur l’autre face. On remarque également une étiquette collée sur les disques de contrepoids avec ces inscriptions : Lampe Universelle Soléclair – La lumière sous tous les angles.
Les lampes SolR évoluent très vite, en quelques années, chaque éléments est perfectionné avec ou sans déposition de brevet. Par conséquent, il est très difficile de dater les évolutions.

Les luminaires ci-dessous sont classés dans l’ordre chronologique permettant d’observer ses évolutions : la forme de coupole ou parabolique de l’abat-jour caractéristique des lampes SolR est adoptée (1955/57), suppression de la gaine métallique passe fil, contrepoids à disque mobile simplifié puis remplacé par une poignée d’acier modification du cache articulation au sommet du réflecteur, adoption de la peinture grise, apparition du diffuseur Solrsol (entre 1957 et 1960) le diamètre de l’abat-jour est légèrement réduit, la pince étau est amélioré, les socles se renforce de fonte, etc.

Étiquette collée sur les disques contrepoids
 des lampes Solr de 1952 à 1955
Logo « Création Solr Paris » apposé sur
 la chape ou socle des modèles de 1951 à 1965.


Un des premier modèle de lampe Solr
Crédits : design-market.fr/

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Les lampes Solr de 1959 à 1973

Seul le loge SolR est apposé sur chaque
 élément constituant les lampes de 1959 à 1975

Ensuite, vient le perfectionnement des articulations à genouillère. Un premier brevet est déposé en 1959 mais n’a jamais été utilisé sur les lampes. C’est la version de 1965 qui sera retenu et toutes les fixations seront revu avec ce procédé. D’abord la rotule est assemblée au bras par une vis puis très vite la rotule est moulée sur bras. Sur l’abat-jour, un anneau de préhension apparaît ainsi qu’une ventilation au sommet, fermée par une calotte en aluminium. Le tamiseur bleu est généralisé à tous les modèles.
La lampe Solr est désormais très performante, c’est l’age d’or de la marque.

Articulation Solr à partir de 1965

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Les lampes Solere Paris de 1973 à 1993

Logo des Solère Paris de 1975 à 1998

En 1973, Fernand Solere quitte Paris pour s’installer au 27 avenue de la gare 91740 Limours et situe son atelier au 77 Rue de Chartres de la même ville.
La gamme se modernise en variant les couleurs et un nouveau dessin de l’abat-jour avec la suppression de la calotte en aluminium. L’interrupteur à levier est remplacé par un modèle à bascule en plastique.
Un nouveau logo apparaît : « Solere Paris », ces changements correspondent avec le dernier brevet déposé par Fernand Solere en 1979 concernant un nouveau tamiseur maintenu par vis.

Crédit photo réservé
Crédit photo réservé

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Les lampes Solr par Contraste de 1993 à 1998

Planche des principaux modèles produits et commercialisés
 par Contraste avant sa disparition en 1998.

Désormais et d’après mes recherches, les marques Solr et Solere Paris, l’ensemble des brevets et les ateliers appartiennent à la société Contraste. Elle était installée  5 rue des Abbesses 77 580 Crécy-la-chapelle.
Les modèles les plus emblématiques des années 65/75 (l’age d’or de la marque) y sont produites et commercialisés. On les reconnait principalement par leur peinture moderne et la mention de Solere Paris. Mais très vite la société Contraste fonctionne mal, la dernière trace observée remonte à 1998 correspondant à la dernière mise à jour de leur site web. L’entreprise Contraste disparaît définitivement en 2010.

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Le tamiseur-diffuseur Solrsol / écran Soléclaire

Extrait du premier brevet du tamiseur
Solrsol déposé en 1955

Les lentilles apparaissent dès 1957, amélioré en 3 brevets jusqu’en 1960. Elle est nommée de tamiseur – diffuseur Solrsol / écran Soléclaire. D’après mes observations, les diffuseurs sont commercialisé à partir de 1960, lorsque le projet est totalement abouti. Les plus anciennes lampes ne peuvent utiliser ces lentilles.
Le tamiseur – diffuseur à la fonction de limiter les zones d’ombres avec une fixation à montage et démontage instantané. Il est réalisé en matière translucide (polystyrène injecté), sa teinte bleue, allier au blanc interne du réflecteur, permet de donner une lumière proche de la lumière du jour.
Vers 1975, une nouvelle lampe de table est créée avec son propre modèle de lentille qui se fixe par vis.
Auteur : Alix Jaltier
Exclusivité autrefois-la-lumiere.com

Extrait du brevet définitif du
diffuseur tamiseur de 1960

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Lampe Solr à balancier première génération

Lampe de bureau Solr pour architecte dessinateur, création de Ferdinand Solere vers 1955, cette pièce rare est l’un des tout premier modèle de la marque Française, installé à Paris.
(+ d’info ici)


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Lampe de bureau Solr

Bras téléscopique, vers 1955.

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Lampe Solr à contrepoids

1960 La boule pivot devient en acier, le contrepoids en forme de poignée, n’est plus mobile, c’est le bras qui coulisse pour maintenir l’équilibre. Celui ci est devenu rond. Existe également en version sur socle.
Ici avec son tamiseur Solrsol.
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Lampe de table Solr

Lampe de table de fabrication Solr, créé par Ferdinand Solere en 1960 à Paris, France.
Entièrement d’origine, constituée d’une base lester de fonte traité anti-rouille, surmonter d’un mat télescopique, un bras réglable à l’aide de sa molette et large abat-jour mobile estampillé de son nom  » SOLR » et diffuseur Solersol Soléclair
Peinture d’origine anodisée grise avec mon traitement spéciale permettant de raviver la couleur et la brillance, tube en acier chromé.
Bon état générale avec quelques traces du temps,
Complètement révisée, articulations réglées, câble électrique neuf de 2 m, interrupteur à bascule intégré à l’abat-jour.prête à branchée.
Hauteur variable jusqu’à : 70 cm
Poids : 2,900 kg
Type douille : B22,
Puissance max : 60 W

Extrait du film « Les Aventures de Rabbi Jacob » de Gérard Oury – 1973 – avec Louis de Funès
Dans la scène de l’usine de chewing-gum, sur l’un des bureaux se trouve cette même lampe Solr
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Lampe Solr sur pince, modèle 203


(+ d’info ici)




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Lampadaire Solr 

Très rare lampadaire ou grande lampe sur socle de la marque Solr créé par Ferdinand Solere, sous la référence d’origine de 219 S.
(Plus d’infos ici)





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Lampe Solr 203 spéciale

Un autre modèle peu commun et plus récent 1973. La position de l’ampoule change pour être vertical.









































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Lampe d’atelier Solr

1965 Modèle rare à deux bras, voltmètre intégré (adaptation non d’origine, mais d’époque), sur socle en chêne, peinture d’origine vert martelée, chaque pièce est marquée « Solr ».
Existe en plusieurs versions.
Hauteur moyenne : 70 cm
Diamètre abat-jour : 15 cm


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